
Comment se préparer à une chirurgie esthétique : le guide préopératoire complet
Si le succès d’une intervention de chirurgie esthétique dépend de la compétence et du professionnalisme du praticien et de son équipe, une préparation minutieuse les semaines précédant l’opération est également indispensable pour obtenir des résultats optimaux. Cette préparation repose notamment sur des préconisations tant physiques que psychologiques du chirurgien au patient. Pour la clinique esthétique Rive Droite Paris Étoile située dans le 17ème arrondissement près de l’Arc de Triomphe, le protocole pré-opératoire est détaillé lors des consultations préalables réalisées au sein du cabinet par le Dr Hunsinger et le Dr Derhy.
Sommaire
La consultation pré-anesthésique : une étape obligatoire et indispensable
La consultation pré-opératoire fait pleinement partie d’une intervention de chirurgie esthétique au même titre que la convalescence et le suivi post-opératoire. Il s’agit même d’un impondérable dès lors que l’opération nécessite une anesthésie ou une sédation. En plus des consultations réalisées par le chirurgien pour recueillir les attentes du patient et fixer le cadre de l’opération, le décret 94-1050 prévoit en effet une consultation pré-anesthésique obligatoire pour toute intervention réalisée sous anesthésie (qu’elle soit locale, locorégionale ou totale).
Celle-ci doit être réalisée par un anesthésiste diplômé, au plus tard 48 heures avant l’intervention. Ce délai permet potentiellement de repérer d’éventuelles contre-indications et de procéder à des examens complémentaires en cas de doute. Au cours de l’entretien avec l’anesthésiste, celui-ci évalue l’état de santé du patient, ses antécédents médicaux et chirurgicaux et recueille ses potentielles allergies connues. L’ensemble des éléments recensés doivent permettre de déterminer le score ASA, une classification mise en place par l’American Society of Anesthesiologists pour évaluer le risque anesthésique et adapter le protocole en conséquence.
Au sein de la CERDPE à Paris 17, nos chirurgiens travaillent en étroite collaboration avec des anesthésistes renommés respectant toutes les préconisations de la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation (SFAR) pour vous garantir une intervention sécurisée et des résultats harmonieux.
Bilan préopératoire : quels examens sont nécessaires ?
Pendant les consultations pré-opératoires, le chirurgien recueille les attentes du patient et définit en concertation avec lui les contours de l’intervention à venir. Lorsque les modalités ont été validées, il prodigue un bilan opératoire et différents examens permettant de garantir un niveau de sécurité maximal pendant l’intervention réalisée en bloc opératoire certifié.
La nature de ces examens peut varier selon l’âge et le profil du patient mais aussi selon le type d’intervention pratiquée (liposuccion, rhinoplastie, bodylift, augmentation mammaire, etc.). La plupart du temps, le bilan préopératoire doit comporter les examens suivants, sur la base du protocole validé par la HAS (Haute Autorité de Santé) :
- un bilan NFS (numération formule sanguine), notamment pour repérer des carences, une anémie ou tout signe d’infection potentiel ;
- un bilan de coagulation (hémostase), indispensable pour garantir une bonne cicatrisation et limiter l’étendue des hématomes ;
- un électrocardiogramme (ECG) afin de s’assurer que le patient est en capacité de supporter l’anesthésie. Il est notamment préconisé pour les personnes âgées de 45 ans et plus ou celles présentant des facteurs de risques (génétique, antécédents cardiovasculaires, etc.) ;
- un bilan hépatique et un bilan rénal le cas échéant, là encore principalement en présence d’antécédents spécifiques, pour vérifier que les organes seront à même d’éliminer les produits anesthésiants ;
- un éventuel bilan dentaire pour repérer de potentielles infections buccales (principalement pour une rhinoplastie ou encore la pose d’implants mammaires ou d’implants fessiers).
D’autres examens complémentaires peuvent être prescrits pour certaines interventions particulières comme notamment :
- une mammographie pour une pose de prothèses mammaires ;
- une échographie de la paroi abdominale pour une liposuccion ou une abdominoplastie ;
- un scanner des fosses nasales dans le cas d’une rhinoplastie avec déviation de la cloison nasale ;
- etc.
Au sein de Cabinet Rive Droite, nos chirurgiens le Dr Hunsinger et Dr Derhy vous accompagneront précisément dans les examens à réaliser pour vous garantir une sécurité maximale pendant l’intervention.
Médicaments à arrêter avant l’opération : la liste complète
Pour éviter des complications (risques d’hémorragie et de saignement notamment) ainsi que certaines interactions médicamenteuses, le chirurgien vous prodiguera également une liste de traitement à interrompre pendant quelques semaines en prévision de l’opération à savoir :
- les antalgiques et les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) contenant de l’aspirine (Kardégic), de l’ibuprofène (Nurofen, Advil) ou encore du Kétoprofène. En fluidifiant le sang, ces molécules peuvent en effet provoquer des saignements et retarder la cicatrisation. Ils peuvent être remplacés par des anti-douleurs à base de Paracétamol (Doliprane, Dafalgan, Efferalgan), qui eux, n’ont pas d’incidence sur la coagulation sanguine ;
- les anticoagulants et anti-agrégants plaquettaires (Plavix ou Xarelto notamment) qui doivent être remplacés pendant ces quelques semaines en concertation avec votre médecin, notamment s’ils visent à réguler des problèmes cardiovasculaires ou circulatoires ;
- les traitements hormonaux (pilule contraceptive notamment) pour éviter les risques de phlébite provoquée par la formation de caillots sanguins ;
- certains compléments alimentaires notamment à base d’oméga-3, de gingembre ou de curcuma : ils peuvent là encore fluidifier le sang et ralentir l’élimination des produits anesthésiants ;
- certains médicaments antidiabétiques dont le rôle peut entrer en conflit avec la période de jeûne préopératoire. L’anesthésiste vous délivrera alors le protocole exact à respecter le jour de l’intervention en coordination avec votre médecin spécialiste.
Les durées d’arrêt de prise de médicaments sont variables selon les traitements. Nos chirurgiens vous détaillerons les délais à respecter en concertation avec votre médecin généraliste ou votre médecin spécialiste.
Tabac : pourquoi et combien de temps faut-il s’arrêter ?
Le tabac est l’un des pires ennemis du processus de convalescence faisant suite à une intervention de chirurgie esthétique. Sa consommation produit en effet un phénomène de vasoconstriction (notamment du fait de la nicotine et du monoxyde de carbone) qui va freiner l’apport de nutriments nécessaires à la reconstruction cutanée.
La contraction des petits vaisseaux sanguins diminue l’oxygénation des tissus retardant et complexifiant ainsi le processus de cicatrisation. Il peut même provoquer l’élargissement de la cicatrice qui restera alors visible de nombreuses années, nuisant ainsi au résultat esthétique de l’opération.
La tabac peut également être à l’origine d’un phénomène de nécrose cutanée et augmenter les risques d’infection au niveau de la zone opérée. Il accroît par ailleurs les risques de complications pulmonaires et de thrombose.
Pour optimiser la cicatrisation et réduire les risques précédemment cités, la SFAR recommande un arrêt total du tabac au moins 4 semaines avant l’intervention et au moins pendant les 4 à 6 semaines suivant l’opération. Pour faire face à cette période potentiellement délicate pour les fumeurs, le chirurgien peut prescrire au patient un patch nicotinique et d’autres formes de substituts au tabac. L’arrêt du tabac est en effet un des éléments les plus importants pour l’obtention de résultats harmonieux qui passe nécessairement par une cicatrisation optimale.
Les 5 consignes pratiques à respecter la veille et le matin de l’intervention
Au-delà des consignes thérapeutiques à respecter les semaines précédant l’intervention, il convient également de suivre un protocole rigoureux dans les derniers instants avant l’opération. Voici 5 consignes pratiques à suivre pour aborder le jour J dans les meilleures conditions d’hygiène, de confort et de sécurité :
- Procédez à une dépilation de la zone traitée si elle est demandée par le chirurgien : elle doit être effectuée impérativement à la crème dépilatoire et non au rasoir, le rasage pouvant provoquer des micro-coupures propices à la rétention des bactéries ;
- Prenez une douche antiseptique complète (corps et cheveux) la veille au soir et le matin de l’intervention en utilisant un savon antiseptique (Bétadine Scrub ou Hibiscrub selon la prescription médicale). Insistez particulièrement sur les zones de pli qui peuvent là encore se révéler comme un refuge à bactéries. À la sortie de la douche, utilisez des serviettes parfaitement propres pour vous sécher ;
- Portez des vêtements propres et amples pour éviter les frictions en privilégiant les fermetures à l’avant pour plus de praticité ;
- N’utilisez aucun produit cosmétique (maquillage, crème hydratante, parfum, etc.) après la douche, la peau devant être exempte de tout contact avec un corps extérieur ;
- Retirez tout accessoire potentiellement présent sur votre corps (piercings, bijoux, vernis à ongles) et susceptible d’entraver le bon déroulement de l’opération (par exemple un vernis empêchant le bon fonctionnement du capteur d’oxygène posé sur un doigt).
La règle du jeûne préopératoire : tout ce que vous devez savoir
Le matin de l’intervention, vous devez rigoureusement respecter un jeûne préopératoire afin d’éviter les risques d’inhalation de nourriture. Le processus de déglutition et de toux étant au ralenti pendant l’opération, les risques d’aspiration de nourriture sont réels et des aliments peuvent remonter dans l’œsophage jusqu’à entraver le bon fonctionnement des poumons (pneumonie d’aspiration potentiellement très dangereuse pour le patient). Un non-respect du jeûne entraîne ainsi le report pur et simple de l’intervention.
Le jeûne préopératoire doit suivre le protocole NPO (du latin Nil Per Os ou “rien par la bouche”) dont les modalités ont notamment été détaillées par la HAS et la SFAR. Une intervention chirurgicale dite à jeun s’accompagne d’une distinction de durée entre les différents types d’aliments avec :
- l’ingestion d’aliments solides totalement proscrite au moins 6 heures avant l’anesthésie ;
- la consommation de liquides clairs (eau, thé, café) potentiellement autorisée dans des quantités modérées jusqu’à 2 heures avant l’anesthésie ;
- l’interdiction de tout aliment solide ou liquide dans les 2 heures précédant l’anesthésie.
Des consignes plus précises et parfaitement adaptées à l’intervention vous seront prodiguées par l’anesthésiste.
Préparer son domicile et son organisation personnelle avant l’opération
Selon le type d’intervention subie, vous pouvez vous retrouver sensiblement entravé dans vos mouvements les plus élémentaires en rentrant chez vous. Il convient donc d’organiser son retour à domicile bien avant l’opération en prenant les précautions suivantes :
- préparez votre chambre à coucher avant de partir : aménagez si besoin une chambre au rez-de-chaussée pour limiter les aller-retours et les mouvements répétés pouvant nuire à la cicatrisation. Prévoyez suffisamment d’oreillers pour vous maintenir confortablement en position assise ou semi-assise ;
- placez tous vos équipements et objets indispensables du quotidien (lampes, clés, médicaments, chargeurs, vaisselle, bouteilles d’eau, etc.) à proximité de votre lit ou à hauteur de poitrine. L’important est en effet d’éviter que n’ayez à lever les bras ou à vous baisser ;
- prévoyez suffisamment de courses alimentaires et de produits d’hygiène à l’avance. Organisez si possible un maximum de repas à réchauffer avant l’opération afin de limiter vos mouvements dans les premiers jours ;
- prévoyez des antidouleurs et tout le matériel médical et sanitaire nécessaire pour une convalescence dans les meilleures conditions (désinfectants tels que la Biseptine, pansements, bandelettes, compresses, blocs réfrigérants, etc.) ;
- faites-vous accompagner si besoin les premiers jours : demandez à votre conjoint ou à un de vos parents ou ami de vous assister pour les principales tâches du quotidien les premiers jours. En cas de sortie de clinique dans la journée (opération en ambulatoire), vous devez obligatoirement vous faire raccompagner à votre domicile par un adulte ;
- prenez les dispositions nécessaires par rapport à votre employeur : certaines interventions peuvent nécessiter une immobilisation prolongée et un éloignement social relativement long (bodylift, rhinoplastie, otoplastie…). Prévenez donc votre employeur bien à l’avance et prenez 1 à 2 semaines de vacances si nécessaire.
Alimentation et condition physique : se préparer de l’intérieur
Pour une récupération rapide et une cicatrisation optimale, veillez à adopter un régime alimentaire sain contenant suffisamment de protéines maigres (viande, poisson, œufs), de vitamine C, de zinc et d’antioxydants (via notamment les légumes verts et les agrumes). Ces aliments permettront d’accélérer le renouvellement du collagène cutané.
Pour préparer parfaitement votre organisme à l’intervention, vous pouvez commencer à adopter ce type de régime au moins 2 semaines avant l’opération. Un apport suffisant en fer (via la viande rouge, les épinards ou les lentilles notamment) est également recommandé pour favoriser le transport de l’oxygène vers les tissus en reconstruction. Des probiotiques (yaourts, kéfir) peuvent également vous aider à réduire l’inflammation globale.
L’hydratation joue par ailleurs un rôle prépondérant dans la convalescence. Elle permet notamment de faciliter l’élimination des produits anesthésiques et de préserver un volume sanguin élevé.
Évitez enfin l’alcool (avant et après l’opération) qui provoque justement la déshydratation et perturbe la coagulation sanguine augmentant ainsi l’ampleur des hématomes.
En ce qui concerne l’activité physique, celle-ci doit être réduite au minimum les premiers jours pour faciliter la cicatrisation. Dès que vous le pourrez, prévoyez cependant des étirements, des exercices de yoga voire de la marche pour maintenir une bonne circulation. Des séances de cardio et des exercices respiratoires avant l’intervention pourront vous aider à préparer au mieux votre cœur et vos poumons qui seront fortement sollicités pendant l’anesthésie et la chirurgie.
Checklist : tout ce qu’il faut avoir fait avant l’opération
Pour vous aider à préparer au mieux votre intervention de chirurgie plastique ou réparatrice, voici une liste de tous les éléments à vérifier au préalable :
- prévoyez obligatoirement une consultation pré-anesthésique au plus tard 48 heures avant l’intervention ;
- réalisez vos différents bilans sanguins et examens (NFS, ECG) dans les délais ;
- stoppez vos différents traitements anti-inflammatoires et anticoagulants 2 à 4 semaines avant l’intervention (en concertation avec votre médecin et l’anesthésiste) ;
- si vous êtes fumeur, arrêtez le tabac au moins 4 semaines avant l’intervention et ne reprenez pas avant que la cicatrisation ne soit déjà bien avancée ;
- évitez l’alcool au moins 3 jours avant l’opération ;
- achetez bien en amont tous les produits pharmaceutiques nécessaires à votre future convalescence (pansements, compresses, gaine de contention, antalgiques, désinfectants, etc.) ;
- prévoyez tous les produits nécessaires pour la douche avant et après l’opération (savon antiseptique, serviettes propres, vêtements amples et propres à la sortie) ;
- si nécessaire, demandez à quelqu’un de vous accompagner pour la sortie de l’hôpital plusieurs semaines avant l’intervention ;
- éliminez tout produit cosmétique sur la peau et retirez tous vos accessoires le jour de l’opération ;
- respectez scrupuleusement les consignes de jeûne préopératoire (aucun aliment au moins 6 heures avant l’intervention et aucun liquide au moins 2 heures avant) ;
- préparez votre chambre et mettez tous vos équipements nécessaires à portée de main pour éviter tout effort physique pendant la convalescence.
En respectant ces différentes préconisations et les recommandations des équipes de la CERDPE, vous mettez toutes les chances de votre côté d’obtenir un résultat harmonieux, discret et naturel à la française dans des conditions de sécurité optimales.
Questions fréquentes
Comment gérer le stress préopératoire ?+
L’anxiété avant une intervention de chirurgie esthétique est tout à fait naturelle. Vous pouvez à tout moment solliciter le Dr Hunsinger ou Dr Derhy si vous avez la moindre question sur l’intervention. Toute l’équipe médicale de la Clinique Rive Droite est à votre écoute et saura faire preuve de pédagogie pour vous rassurer précisément sur le déroulement de l’intervention. Ils pourront également vous renseigner sur leur approche mesurée et sans excès de la chirurgie esthétique visant à obtenir des résultats harmonieux et naturels. N’hésitez pas également à réaliser des exercices de respiration, de méditation ou sophrologie pour appréhender le moment du bloc opératoire plus sereinement.
Est-il possible de rentrer seul ou en taxi après une opération de chirurgie esthétique en ambulatoire ?+
Non, la réglementation exige que vous désigniez une personne de votre entourage proche pour vous accompagner dans les premières heures de la sortie de la clinique jusqu’à votre retour à domicile. L’objectif est de pouvoir réagir à toute perte de réflexe potentielle faisant suite à l’administration des produits anesthésiants.
Puis-je reprendre le train ou l’avion après l’opération si j’habite hors de Paris ?+
Non, il est fortement recommandé de rester à Paris après l’opération pour pouvoir réagir au mieux en cas de saignement, de malaise ou de thrombose. Si vous habitez hors de l’Île-de-France, prévoyez donc de rester à l’hôtel ou de séjourner chez des amis ou de la famille sur place au moins la première nuit après l’opération.
Comment savoir si la clinique respecte les normes de sécurité pour mon opération de chirurgie esthétique à Paris ?+
Les chirurgiens de la clinique esthétique Rive Droite Paris Etoile détiennent un diplôme d’études spécialisées (DES) en chirurgie plastique, esthétique et reconstructrice agréé par le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM). Ils disposent d’un numéro d’identification au répertoire RPPS et respectent toutes les précautions d’hygiène et de sécurité requises par la Haute Autorité de Santé (HAS). Ils travaillent avec une équipe médicale formée et notamment des anesthésistes diplômés constamment présents pendant l’intervention avec du matériel de surveillance de pointe capable de repérer la moindre anomalie.
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Si vous envisagez une intervention, prenez rendez-vous en quelques clics : nos chirurgiens répondront à toutes vos questions et vous orienteront vers une solution adaptée et personnalisée.
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