01Les interventions de chirurgie dermatologique à Paris
La chirurgie dermatologique traite les lésions de la peau qui ne relèvent pas des traitements médicaux : lésions bénignes gênantes, cicatrices, mais aussi lésions suspectes ou cancéreuses. Toute lésion retirée fait l’objet d’une analyse au microscope (examen anatomopathologique), gage de sécurité.
Le diagnostic : la dermatoscopie
La dermatoscopie examine et cartographie les grains de beauté pour repérer les lésions à surveiller ou à retirer. C’est l’étape clé du dépistage avant toute décision chirurgicale.
Les lésions bénignes
Le retrait d’un kyste sébacé, l’ablation d’un lipome (boule de graisse sous-cutanée) et l’exérèse d’un grain de beauté gênant ou inesthétique sont des gestes courants, réalisés sous anesthésie locale.
Les lésions suspectes ou cancéreuses
L’exérèse d’un carcinome basocellulaire traite le cancer de la peau le plus fréquent, de très bon pronostic lorsqu’il est pris en charge tôt. Toute lésion d’allure suspecte est retirée puis analysée pour écarter un mélanome.
Les cicatrices
La reprise de cicatrice améliore l’aspect d’une cicatrice ancienne, élargie ou disgracieuse, pour la rendre plus discrète.
02Quand consulter ? La règle ABCDE
Il faut faire examiner un grain de beauté qui change. Un repère simple, la règle ABCDE, aide à repérer une lésion suspecte : Asymétrie, Bords irréguliers, Couleur inhomogène, Diamètre supérieur à 6 mm, Évolution récente (taille, forme, couleur). Au moindre doute, un avis spécialisé s’impose.
03Déroulement de l’intervention
Après une consultation avec le Dr Vincent Hunsinger, à Paris 17e, l’exérèse se réalise le plus souvent sous anesthésie locale, en ambulatoire, en quelques minutes à une demi-heure. La lésion retirée est systématiquement envoyée en analyse anatomopathologique, dont le résultat guide la suite éventuelle de la prise en charge.
04Lésion bénigne ou suspecte : pourquoi l’analyse est systématique
La grande majorité des lésions cutanées sont bénignes. Mais seul l’examen au microscope de la lésion retirée permet d’en avoir la certitude et de vérifier que l’exérèse est complète. C’est pourquoi toute lésion réséquée est analysée, même lorsqu’elle paraît anodine. En cas de lésion à risque, ce résultat oriente la suite : simple surveillance, marges complémentaires ou suivi rapproché. Cette rigueur, associée à un dépistage régulier des personnes à risque (nombreux grains de beauté, antécédents familiaux, exposition solaire), est la meilleure protection contre le mélanome, le plus grave des cancers cutanés.
05Suites, cicatrices et prise en charge à Paris
Les suites sont simples : soins locaux et retrait des fils selon la zone. La cicatrice est placée et orientée pour rester discrète. Sur le plan financier, les actes médicalement justifiés — exérèse d’une lésion suspecte ou cancéreuse, kyste ou lipome symptomatique — relèvent d’une prise en charge par l’Assurance Maladie ; le retrait purement esthétique d’une lésion bénigne reste à la charge du patient. Le point est fait en consultation.
06Vos questions
Comment reconnaître un grain de beauté suspect ?+
La règle ABCDE aide : Asymétrie, Bords irréguliers, Couleur inhomogène, Diamètre > 6 mm, Évolution. Un grain de beauté qui change doit être montré. La dermatoscopie précise le diagnostic.
Le retrait d’une lésion est-il remboursé ?+
Oui lorsqu’il est médicalement justifié (lésion suspecte ou cancéreuse, kyste ou lipome symptomatique) : l’acte est pris en charge par l’Assurance Maladie. Un retrait purement esthétique d’une lésion bénigne ne l’est pas.
La lésion retirée est-elle analysée ?+
Oui, systématiquement. Toute lésion réséquée est envoyée en analyse anatomopathologique (au microscope) pour confirmer sa nature et s’assurer que le retrait est complet.
Le carcinome basocellulaire est-il grave ?+
C’est le cancer de la peau le plus fréquent et le moins agressif : il ne donne quasiment jamais de métastases et guérit dans la très grande majorité des cas lorsqu’il est retiré tôt.
L’intervention laisse-t-elle une cicatrice ?+
Toute exérèse laisse une fine cicatrice, orientée et soignée pour être la plus discrète possible. Une reprise de cicatrice est possible si une ancienne cicatrice gêne.





