01Qu’est-ce qu’une dermatoscopie ?
La dermatoscopie est un examen de la peau à l’aide d’un dermatoscope, un outil muni d’une lentille grossissante. Grâce à une lumière polarisée (transillumination), il révèle la structure et les vaisseaux à l’intérieur des lésions, invisibles à l’œil nu. Le dermatologue examine ainsi l’intégralité de la peau et du cuir chevelu — un véritable examen du corps entier. Chaque lésion suspecte est photographiée et analysée (caractéristiques, pigmentation, structure vasculaire) ; en cas de doute, elle est soumise à biopsie.
Parce que chaque lésion est répertoriée, la dermatoscopie permet aussi de cartographier les grains de beauté et d’en surveiller individuellement l’évolution d’une séance à l’autre. L’examen est non invasif : parfaitement indolore, rapide et sans effet secondaire.
Son intérêt est démontré : entre des mains entraînées, le dermatoscope augmente nettement la fiabilité du diagnostic du mélanome par rapport à l’examen à l’œil nu, et évite de retirer inutilement des lésions bénignes. Il complète deux repères simples : la règle ABCDE et le signe du « vilain petit canard » (le grain de beauté qui détonne des autres).

02Pourquoi faire une dermatoscopie ?
Les dermatologues recommandent cet examen de façon régulière : c’est un moyen de prévention simple et très efficace contre les cancers cutanés, et un excellent support de suivi personnalisé. On conseille généralement de le pratiquer tous les 6 mois à 2 ans, selon le nombre et la nature de vos grains de beauté.
La dermatoscopie est également indiquée pour une levée de doute sur une lésion précise jugée inquiétante par le patient ou son médecin. Elle aide enfin au diagnostic de maladies inflammatoires ou infectieuses de la peau, du cuir chevelu (gale, par exemple), des muqueuses et des ongles. Lorsqu’une lésion s’avère suspecte, elle est retirée puis analysée : voir l’exérèse d’un grain de beauté.
03Quels cancers cutanés sont dépistés ?
La dermatoscopie rend possible la détection précoce de la plupart des tumeurs cutanées malignes :
- Le mélanome — cancer agressif des mélanocytes ; le dermatoscope le repère via des motifs asymétriques, des couleurs variées et des structures atypiques.
- Le carcinome basocellulaire — le cancer de la peau le plus fréquent, généralement peu agressif (voir l’exérèse du carcinome basocellulaire).
- Le carcinome spinocellulaire (épidermoïde) — issu des kératinocytes, parfois plus agressif que le basocellulaire.
- La kératose actinique — lésion précancéreuse des zones exposées au soleil, pouvant évoluer vers un carcinome épidermoïde.
- Les lésions plus rares — tumeurs annexielles, sarcome de Kaposi, lymphomes cutanés, métastases cutanées.
Elle aide aussi à distinguer les lésions bénignes susceptibles d’évoluer (nævus atypiques) et à faire le diagnostic différentiel avec des affections non cancéreuses.
04Déroulement de l'intervention
Avant l'intervention
Aucune préparation lourde n’est nécessaire. Une seule précaution utile : venir sans maquillage ni vernis à ongles, qui peuvent gêner l’examen de certaines zones. Pensez à signaler au dermatologue vos antécédents (mélanome personnel ou familial, coups de soleil, phototype clair) et à pointer les lésions qui vous inquiètent.
Pendant l'intervention
L’examen se fait au cabinet, en une seule séance. Le dermatologue passe le dermatoscope numérique sur l’ensemble de la peau et du cuir chevelu (corps entier). Chaque lésion suspecte est grossie, photographiée et enregistrée — ce stockage informatique permet la cartographie et la comparaison d’une séance à l’autre. En cas de doute, la lésion est prélevée pour analyse (biopsie). L’examen est indolore et n’émet aucun rayonnement.
Après l'intervention
Il n’y a aucune précaution particulière après l’examen : vous reprenez immédiatement vos activités. Le dermatologue vous donne ses conclusions à l’issue de la séance et, si une lésion a été prélevée, les résultats de l’analyse suivent sous quelques jours à deux semaines. Selon votre profil de risque, un rythme de surveillance (6 mois à 2 ans) est fixé, avec un suivi comparatif des images.
05Prix & tarifs à Paris
| Intervention | Avec prise en charge | Honoraires esthétiques |
|---|---|---|
| Dermatoscopie numérique | 120 € | 120 € |
Tarifs indicatifs « à partir de », honoraires du chirurgien inclus. Le devis définitif est remis lors de la consultation, après examen, en fonction de la zone traitée et de la technique retenue. Une partie de l'intervention peut faire l'objet d'une prise en charge par l'Assurance Maladie lorsque les critères médicaux sont réunis.
06Vos questions
La dermatoscopie examine-t-elle le corps entier ?+
Oui. Le dermatologue passe le dermatoscope sur l’intégralité de la peau et du cuir chevelu au cours de la même séance. Seules les lésions suspectes sont ensuite grossies, photographiées et analysées en détail.
La dermatoscopie est-elle douloureuse ou risquée ?+
Non. L’examen est totalement indolore et non invasif : aucun contact agressif, aucun rayonnement ionisant, aucun effet secondaire. On peut le répéter aussi souvent que nécessaire.
Combien coûte une dermatoscopie à Paris ?+
Au cabinet Rive Droite Paris Étoile, l’examen est à 120 € (voir le tableau des tarifs ci-dessous). Une prise en charge est possible pour les personnes à haut risque (voir ci-dessous).
La dermatoscopie est-elle remboursée par la Sécurité sociale ?+
Elle peut être prise en charge si vous faites partie de la population à haut risque de cancer cutané, c’est-à-dire si : vous avez déjà eu un mélanome, un parent direct en a eu un, ou vous présentez plus de 50 grains de beauté sur le corps.
À quelle fréquence faut-il faire une dermatoscopie ?+
En général tous les 6 mois à 2 ans, selon le nombre et la nature de vos grains de beauté et votre profil de risque. La cartographie numérique permet de comparer les images d’une séance à l’autre pour repérer tout changement.
Quel dermatoscope est utilisé au cabinet ?+
Un dermatoscope numérique, la dernière génération : il grossit et magnifie les images avec une grande précision et permet un stockage informatique de chaque lésion, pour un dépistage et un suivi comparatif de meilleure qualité.
Que se passe-t-il si une lésion est suspecte ?+
La lésion est photographiée et, en cas de doute, prélevée pour analyse (biopsie). Si elle doit être retirée, on procède à une exérèse complète, suivie d’une analyse au microscope : c’est la garantie d’un diagnostic fiable.
Faut-il une préparation avant l’examen ?+
Très peu : venez sans maquillage ni vernis à ongles (ils gênent l’examen de certaines zones) et signalez vos antécédents ainsi que les grains de beauté qui vous inquiètent.
