
Diastasis abdominal : traitement chirurgical à Paris
Le diastasis abdominal se caractérise par un écart anormal des muscles abdominaux grands droits ayant pour conséquence un relâchement de l’abdomen et une distension (ou gonflement) du ventre. Une cure de diastasis potentiellement couplée à une abdominoplastie permet de faire face à cette gêne fonctionnelle et esthétique afin de retrouver une silhouette plus équilibrée.
Sommaire
En quoi consiste la chirurgie de diastasis abdominal ?
Le traitement du diastasis abdominal (ou diastasis recti) est une intervention chirurgicale du ventre qui consiste à rapprocher les muscles grands droits de l’abdomen. Cette opération répond à une problématique de relâchement des grands droits abdominaux situés au-dessus et en-dessous du nombril.
En s’écartant anormalement de la ligne médiane où elles se rejoignent, ces grandes bandes musculaires parallèles laissent apparaître un ventre rond et distendu (“effet femme enceinte”). Là où les muscles grands droits sont normalement très rapprochés (moins de 1 centimètre), les personnes souffrant de diastasis abdominal présentent pour leur part une ligne blanche pouvant aller de 1 à 10 centimètres (le diagnostic de diastasis est en général réellement posé à partir de 2 cms d’écart).
En plus de provoquer un gonflement de l’abdomen, cet écartement laisse un espace dans lequel peuvent s’engouffrer certains organes augmentant alors les risques de complications et de douleurs abdominales.
Quelles sont les causes et les symptômes du diastasis abdominal ?
Le diastasis de la paroi abdominale peut trouver sa source dans différents facteurs parmi lesquels :
- la grossesse : la prise de poids et l’expansion de l’utérus sont susceptibles de provoquer un étirement trop prononcé des muscles de l’abdomen. Le diastasis est alors bien camouflé pendant la grossesse mais devient visible en post-partum. Les grossesses multiples et les grossesses gémellaires augmentent les risques de diastasis ;
- une prise de poids rapide et importante qui étire les tissus cutanés ou à l’inverse une perte de poids brutale qui ne permet pas une rétraction cutanée progressive ;
- le vieillissement : avec l’âge, les muscles abdominaux peuvent se relâcher et entraîner un écartement progressif des grands droits ;
- le port de charges lourdes dû à des métiers difficiles ou à une pratique sportive répétée et mal maîtrisée (mouvement des abdominaux notamment) ;
- une toux chronique résultat d’une maladie pulmonaire, pouvant alors entraîner une contraction répétée des grands droits ;
- la sédentarité qui nuit à la tonicité musculaire et peut provoquer un relâchement musculaire. C’est tout particulièrement le cas pour les femmes enceintes qui sont limitées dans leurs mouvements.
Les symptômes du diastasis abdominal : un ventre gonflé et distendu
Le signe le plus caractéristique du diastasis abdominal est un ventre gonflé qui ne s’explique ni par une prise de poids ni par une accumulation de graisse : la sangle abdominale, distendue le long de la ligne blanche, ne contient plus correctement les organes, d’où ce bombement central persistant (« effet femme enceinte ») souvent plus marqué en fin de journée ou à l’effort. À ce ventre gonflé, le diastasis ajoute fréquemment d’autres symptômes :
- un renflement vertical au milieu du ventre qui apparaît lorsque l’on contracte les abdominaux (en se relevant d’une position allongée, par exemple) ;
- un relâchement et une faiblesse de la paroi abdominale, avec une sensation de manque de maintien du tronc ;
- des douleurs dorsales, lombaires ou pelviennes liées à la perte de soutien de la colonne ;
- parfois une gêne digestive (ballonnements, inconfort) ou des troubles de la continence lorsque le périnée est également sollicité.
Comment savoir si l’on a un diastasis abdominal ?
Un test simple permet de suspecter un diastasis avant la consultation. Allongé sur le dos, genoux fléchis, placez les doigts à plat juste au-dessus du nombril puis relevez légèrement la tête et les épaules pour contracter les abdominaux : si vous sentez vos doigts s’enfoncer dans un sillon mou entre deux bourrelets musculaires, il peut s’agir d’un diastasis. Un écart d’environ deux travers de doigt (soit à partir de 2 cm) au-dessus, au niveau ou en dessous du nombril oriente vers le diagnostic, qui sera confirmé par le chirurgien à l’aide d’une échographie ou d’une IRM de la paroi abdominale.
Le traitement de diastasis abdominal : pour quels patients ?
S’il touche majoritairement les femmes en post-partum (après l’accouchement), le diastasis abdominal peut également être diagnostiqué chez les deux sexes lorsqu’il s’agit d’un diastasis fonctionnel (pression intra-abdominale forte et répétée).
De manière plus générale, la chirurgie de diastasis de la paroi abdominale est destinée aux patients présentant principalement 2 types d’anomalies, parfois concomitantes :
- un gonflement de l’abdomen (bombement) et un relâchement de la sangle abdominale provoquant une gêne esthétique (aspect de femme enceinte) ainsi que des problèmes de mobilité, notamment pour la pratique du sport ;
- des douleurs abdominales, dorsales, lombaires ou pelviennes pouvant même être à l’origine de hernies ombilicales, d’un inconfort intestinal (ballonnements) voire de problèmes d’incontinence.
La cure de diastasis abdominal a alors pour objectif de resserrer les muscles grands droits et de redonner de la tonicité à une ligne blanche devenue distendue. Le diastasis post-partum est très fréquent et régresse souvent spontanément : une étude norvégienne publiée dans le British Journal of Sports Medicine (Sperstad et al., 2016) a suivi 300 primipares et observé un diastasis chez 60 % des femmes six semaines après l’accouchement, puis chez 45 % à six mois et 33 % encore à un an. C’est lorsque l’écart persiste au-delà de cette première année, malgré la rééducation, que la chirurgie de diastasis prend tout son sens.
Le déroulement de la chirurgie de diastasis abdominal
La chirurgie de diastasis abdominal a lieu en clinique sous anesthésie générale et dure généralement entre 2 et 3 heures selon la technique utilisée.
Avant l’intervention
L’intervention de diastasis abdominal est précédée d’au moins une consultation avec le chirurgien qui pose le diagnostic de diastase des muscles de l’abdomen. Il mesure notamment l’écartement musculaire au niveau de la ligne blanche en pratiquant une échographie ou une IRM de la paroi abdominale. Ces examens sont également l’occasion de détecter une hernie potentielle (hernie ombilicale ou hernie de la ligne blanche) afin de la traiter pendant l’intervention ou de programmer une intervention préalable à la chirurgie abdominale. En concertation avec le patient, le chirurgien pourra également décider, si nécessaire et pour un meilleur résultat, d’associer à l’opération une lipoaspiration des hanches, une mini-abdominoplastie, voire une abdominoplastie complète.
Une consultation avec un anesthésiste sera également nécessaire au plus tard 48 heures avant l’intervention. L’arrêt du tabac (pour la cicatrisation), de l’aspirine et de certains médicaments anti-inflammatoires est nécessaire dans les semaines précédant l’intervention. Le chirurgien pourra enfin prodiguer une perte de poids préalable à l’intervention.
Le déroulement de la cure de diastasis
La chirurgie de diastasis abdominal à Paris peut être effectuée principalement à partir de 2 techniques.
L’abdominoplastie avec cure de diastasis
C’est la méthode la plus fréquemment utilisée. L’opération commence par la réalisation d’une longue suture horizontale au niveau du pubis, dans le pli naturel de la peau pour que la cicatrice soit la moins apparente possible. Une incision circulaire peut également être réalisée autour du nombril en cas d’important excédent de peau à redraper. Le chirurgien procède ensuite au décollement de la peau et de la graisse abdominale afin d’exposer la gaine des muscles grands droits (aponévrose antérieure). Il peut alors commencer le resserrement des grands droits (plicature du diastasis) en effectuant des sutures pour permettre leur rapprochement et la remise en tension de la ligne blanche.
Le cas échéant, il peut ensuite éventuellement procéder à la correction de l’hernie et au replacement de l’ombilic. Une abdominoplastie peut enfin être réalisée lorsque nécessaire avec une lipoaspiration de la graisse excédentaire et un redrapage de la peau vers le bas afin de la remettre en tension.
En fin d’intervention, les incisions sont refermées et les sutures sont réalisées à l’aide de fils résorbables. Un pansement de compression est posé et des drains peuvent être appliqués pour évacuer les liquides. Le patient passe généralement 1 à 2 nuits à la clinique avant de rentrer chez lui.
La coelioscopie
Cette technique alternative est de plus en plus utilisée lorsque l’excédent cutané est peu important. Elle consiste à réaliser de fines incisions sur la zone à traiter pour pouvoir insérer des instruments chirurgicaux fins, permettant de procéder à la plicature des muscles par l’intérieur à l’aide d’une caméra directionnelle.
Les grands droits sont alors rapprochés tout en conservant leur indépendance fonctionnelle (technique MISAR) et la ligne blanche est reconstruite. Cette méthode est moins invasive avec de plus fines cicatrices mais ne permet pas de traiter un important excédent cutané. Elle peut généralement être réalisée en ambulatoire.
Les suites opératoires du traitement de diastasis abdominal
Les suites de la chirurgie du diastasis abdominal peuvent être relativement importantes, notamment si une intervention d’abdominoplastie ou une lipoaspiration sont nécessaires. Les douleurs ressenties peuvent être calmées par la prise d’antalgiques. Un œdème et des ecchymoses sont également observables mais disparaissent naturellement après quelques semaines.
Le patient doit par ailleurs porter une gaine de contention abdominale pendant une période de 4 à 8 semaines pour consolider les résultats de l’intervention. Lorsqu’un excédent cutané subsiste après la remise en tension des muscles, il peut être nécessaire de le traiter spécifiquement ; nous détaillons les options dans notre article consacré au relâchement cutané du ventre et à la peau fripée.
Un éloignement social assez long est à prévoir pendant 2 à 4 semaines avec un arrêt de travail d’au moins 15 jours. Le port de charges lourdes est interdit pendant au moins 1 mois et jusqu’à 3 mois selon l’intensité de l’opération subie.
Diastasis abdominal : résultats avant/après
Les résultats avant/après de la chirurgie de diastasis abdominal laissent apparaître un ventre plus ferme et tonique permettant un redressement de la posture, une plus grande mobilité, une meilleure respiration et une réduction des douleurs dorsales et abdominales. Ces améliorations esthétiques et fonctionnelles s’accompagnent d’une évolution positive dans la perception de soi. Chez les patientes qui cumulent plusieurs séquelles de la grossesse, la cure de diastasis s’inscrit d’ailleurs souvent dans une démarche plus globale de chirurgie réparatrice du corps après une grossesse (mommy makeover). Le patient retrouve alors confiance en lui grâce à une silhouette plus harmonieuse et homogène.
Les résultats avant/après du diastasis abdominal sont définitivement observables entre 6 et 12 mois après l’intervention, une fois l’œdème totalement résorbé.
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Questions fréquentes
Comment savoir si l’on a un diastasis abdominal ?+
Un test simple permet de le suspecter : allongé sur le dos, genoux fléchis, posez les doigts à plat juste au-dessus du nombril, puis relevez légèrement la tête et les épaules. Si vos doigts s’enfoncent dans un sillon mou entre les deux bandes musculaires, il peut s’agir d’un diastasis. Un écart d’environ deux travers de doigt (soit à partir de 2 cm) oriente vers le diagnostic, qui sera confirmé par le chirurgien à l’aide d’une échographie ou d’une IRM de la paroi abdominale.
Le ventre gonflé est-il toujours un signe de diastasis ?+
Non : un ventre gonflé peut aussi provenir d’un excès de graisse, de ballonnements ou d’un simple relâchement cutané. Le diastasis se distingue par un bombement central qui persiste malgré un poids stable et qui s’accentue lorsque l’on contracte les abdominaux, avec parfois un renflement vertical au milieu du ventre. Seul l’examen clinique, complété d’une imagerie, permet de faire la part des choses.
Un diastasis peut-il se refermer sans chirurgie ?+
Dans une grande partie des cas post-partum, l’écart se réduit spontanément au cours de la première année et la rééducation abdominale et périnéale encadrée par un kinésithérapeute suffit à retrouver un bon maintien. La chirurgie n’est envisagée que lorsque le diastasis persiste au-delà d’un an malgré une rééducation bien conduite, ou lorsqu’il s’accompagne d’un excédent de peau, d’une hernie ou d’une gêne fonctionnelle marquée.
Quand opérer un diastasis abdominal ?+
On attend en général d’avoir laissé à la paroi le temps de récupérer : au moins un an après l’accouchement et après une période de rééducation, et idéalement une fois le projet de grossesse terminé, une nouvelle grossesse pouvant rouvrir l’écart. L’intervention est alors indiquée si le diastasis reste symptomatique ou inesthétique.
L’intervention de diastasis abdominal peut-elle être prise en charge par la Sécurité sociale ?+
En tant qu’intervention à visée esthétique, la cure de diastasis n’est pas remboursée par la Sécurité sociale. Un remboursement partiel peut toutefois être obtenu lorsqu’elle est couplée au traitement d’une hernie, ou lorsqu’un tablier abdominal recouvre le pubis et justifie une abdominoplastie fonctionnelle. Ces critères sont appréciés au cas par cas ; le chirurgien vous indiquera si votre situation peut ouvrir droit à une prise en charge.
La cure de diastasis est-elle possible juste après la grossesse ?+
Non. Le diastasis se révèle surtout en post-partum, soit 4 à 6 semaines après l’accouchement. Il est conseillé d’attendre au moins 6 mois après la grossesse, le temps de réaliser la rééducation et de confirmer le diagnostic une fois la paroi stabilisée.
En combien de temps les résultats de la cure de diastasis sont-ils visibles ?+
Le ventre apparaît déjà plus plat et plus tonique dès les premières semaines, mais le résultat définitif s’apprécie une fois l’œdème totalement résorbé : il faut généralement compter de 6 à 12 mois après l’intervention pour juger pleinement de la silhouette.
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