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Eliminer l'oedème après liposuccion

Comment éliminer l’œdème après une liposuccion ? 

20 avril 2022 Dr Vincent Hunsinger, chirurgien esthétique

Inactivité, âge, mauvaises habitudes alimentaires… les femmes et les hommes doivent bien souvent, et notamment avec le temps, faire face à des graisses superflues en différentes parties du corps. Accumulées au niveau des hanches, du ventre, des cuisses ou des fesses, ces cellules adipeuses excessives et indésirables ont tendance à déformer les lignes de la silhouette.

Pour faire disparaître ces excédents de graisses localisées, la liposuccion, ou lipoaspiration, se révèle être une solution adéquate. Recourir à cette intervention de chirurgie esthétique permet en effet de redessiner le galbe de la silhouette. Cette technique n’est néanmoins pas sans conséquence post-opératoire : à la suite de l’intervention, il n’est pas rare de voir apparaître un gonflement. Fort heureusement, il existe des techniques pour éliminer l’œdème après une liposuccion de façon efficace, que nous détaillons ci-dessous.

Éliminer l’œdème par des soins post-opératoires

Le recours à la liposuccion, comme à toute intervention de chirurgie esthétique permettant de sélectionner et de retirer les graisses superflues, ne laisse généralement pas de cicatrice visible grâce notamment à l’utilisation de fines canules à bouts arrondis. Néanmoins, avant de percevoir le résultat final, avec le galbe de sa silhouette sculpté, redéfini et parfaitement redessiné, le patient est dans la grande majorité des cas confronté à l’apparition d’un gonflement liquidien des tissus : c’est l’œdème.

Réduire l'œdème après une liposuccion de la silhouette

Pour minimiser ces effets secondaires, il convient avant tout d’avoir recours à des soins adaptés dès les premiers instants suivant l’intervention. Les soins post-opératoires jouent un rôle extrêmement important pour obtenir le meilleur rendu possible et réduire la durée de gonflement de la partie du corps concernée. Ces soins consistent notamment à réaliser une série de massages et de gestes de physiothérapie accélérant la résorption des ecchymoses et la fonte des œdèmes. Les mouvements de palper-rouler contribuent notamment à réduire les risques de vague et d’irrégularités pour optimiser encore le résultat final de l’opération.

Faire disparaître l’œdème par drainage lymphatique

Après l’intervention de chirurgie esthétique qui vise à éliminer les graisses excessives, les muscles sont souvent sous tension. À la douleur pouvant être ressentie par le corps à la suite de l’opération s’ajoute l’œdème. Afin de réduire cette douleur ainsi que l’œdème de façon concomitante, les chirurgiens prescrivent bien souvent des séances de massage ou de drainage lymphatique post-liposuccion.

Cette technique est vivement recommandée à partir du troisième jour suivant la liposuccion, en fonction de l’intensité de la douleur. Si la douleur est encore très importante, il est préférable d’attendre un peu avant de recourir à ces séances visant à décontracter la zone d’intervention et à drainer les fluides lymphatiques à travers les vaisseaux. L’accélération de l’élimination des déchets par cette technique contribue à accélérer le processus de guérison. Le massage consiste à stimuler le système immunitaire et à activer le flux lymphatique.

Séance de drainage lymphatique par massage après liposuccion

Ce processus contribue facilement et rapidement à l’élimination des fluides et des déchets du corps. Le massage détend ainsi tous les muscles fatigués, et les passages réguliers sur la zone enflée permettent alors de faire dégonfler rapidement l’œdème. Les risques de vagues et d’irrégularités sont également réduits avec cette technique.

La durée idéale du drainage lymphatique est généralement de 4 à 10 séances, à raison d’environ deux séances par semaine durant les premières semaines, selon le nombre de zones traitées par liposuccion et la quantité de tissus adipeux extraits. Chaque séance tend à rendre la convalescence plus agréable pour le patient, qui peut ainsi ressentir l’élimination progressive des dépôts accumulés après l’opération. À l’issue de chaque séance, les tissus se régénèrent et la peau redevient plus lisse et naturellement plus retendue.

Porter des vêtements de contention

Le port de vêtements de contention est absolument nécessaire après la liposuccion. Il est en effet très important pour permettre de comprimer les tissus, faire disparaître l’œdème post-opératoire dans les meilleurs délais et consolider les résultats de l’intervention. Nous détaillons cet aspect dans notre article dédié aux suites opératoires et au port de la gaine après une liposuccion.

Réduction du gonflement et rendu final amélioré

Si le port de ce type de vêtements (gaine, shorty, panty selon la zone traitée) peut se révéler contraignant, il contribue à exercer une pression sur le corps pour accélérer l’élimination des toxines et réduire les gonflements. La durée de port est généralement de trois à six semaines selon l’importance de l’intervention et les recommandations du chirurgien. Ces vêtements peuvent en revanche être portés de façon très discrète, puisqu’ils sont invisibles sous les vêtements, de la même façon que des sous-vêtements traditionnels.

En plus de réduire les risques d’apparition d’effets secondaires tels que l’œdème, porter des vêtements de contention aide à parfaire le résultat obtenu. Ils peuvent être portés dès la fin de l’intervention et doivent être conservés même la nuit ou sous la douche durant les deux premiers jours suivant l’opération. Le vêtement pourra par la suite être retiré une heure par jour pour réaliser sa toilette et effectuer les soins.

Le choix de vêtements de contention adaptés

Il se peut que le port des vêtements de contention soit prolongé lorsque les tissus doivent encore être compressés au-delà d’un mois. Il convient alors de le porter généralement pendant deux semaines supplémentaires. Dans tous les cas, il est préférable de faire constater l’évolution à votre chirurgien lors d’une visite de contrôle, au cours de laquelle il pourra vous conseiller sur le maintien ou non du vêtement pour une convalescence optimale.

Pour réduire l’inconfort du port d’un vêtement de contention, veillez à bien choisir un modèle adapté à votre taille et à votre morphologie. Celui-ci ne doit en aucun cas nuire à vos mouvements ni à la circulation sanguine. Vous pouvez notamment privilégier des modèles à élastique ou des modèles légers tels que le panty, le shorty (pour une cruroplastie ou lifting des cuisses), la gaine (notamment pour une abdominoplastie et l’œdème du ventre), le body ou la ceinture selon la zone à traiter.

L’endermologie, le soin post-opératoire innovant pour réduire l’œdème

Grâce à l’avancée de la technologie, il existe désormais un système très efficace pour faire dégonfler rapidement l’œdème post-opératoire. Il s’agit du soin d’endermologie, qui utilise un appareil de haute précision technologique : le Cellu-M6 ou LPG. Cet appareil a été spécialement conçu sur le principe du palper-rouler automatisé. Cet équipement de dernière génération a déjà fait ses preuves et constitue une aide précieuse dans la stimulation de l’activité cellulaire de la peau. En plus d’être efficace dans la lutte contre la cellulite, ce traitement procure également des effets visibles, naturels et rapides dans l’élimination de l’œdème post-opératoire.

Endermologie LPG pour réduire l'œdème après liposuccion

L’utilisation de cet appareil limite sensiblement les effets secondaires de l’intervention dans les premiers jours et permet ensuite d’affiner les courbes du galbe de façon visible, avec une application très peu invasive. La durée du traitement varie de 10 jours à deux mois.

La prise d’anti-inflammatoires

Pour faire dégonfler les œdèmes post-opératoires, les chirurgiens prescrivent souvent des anti-inflammatoires. Ce traitement est également très efficace pour réduire la douleur pouvant survenir dans les premiers jours, du fait de la contraction répétée des muscles (courbatures). La dose et la durée du traitement varient d’un patient à un autre selon son profil, la quantité d’adipocytes extraite ou sa propension à résister à la douleur. L’analgésique est lui aussi souvent associé à un principe anti-inflammatoire contribuant à faire dégonfler le gonflement.

Dans le cas où l’utilisation d’un analgésique n’aurait pas d’effet suffisant sur le gonflement, des médicaments anti-inflammatoires pris en complément constituent une alternative. La prise d’anti-inflammatoires doit en revanche toujours intervenir sur prescription du chirurgien ou du médecin traitant.

Si le gonflement est à son maximum au bout de 48 heures, il est également recommandé d’appliquer une poche de glace (cryothérapie) toutes les quinze minutes dans les premières heures suivant l’opération, et ce pendant les deux premiers jours. Le froid contribue en effet à réduire le diamètre des vaisseaux et à diminuer la production de substances algogènes entretenant la douleur. Le froid, associé à une légère compression, réduit ainsi le gonflement, notamment dans les deux premiers jours où l’œdème peut être particulièrement impressionnant.

Éliminer l’œdème par la photobiomodulation LED

La photobiomodulation par LED (Light Emitting Diode), appelée aussi thérapie LED, est également une technique relativement efficace pour faire dégonfler rapidement l’œdème après une liposuccion. Il s’agit d’une technologie consistant à exposer la peau à une lumière froide. Cette dernière agit dans les couches profondes de l’épiderme et procure diverses actions réparatrices pour une peau sujette à l’œdème après liposuccion.

Par la pratique de la thérapie LED, la peau est ainsi réhydratée, tonifiée et réparée en profondeur. Cette technique, qui permet de traiter de très larges zones, est utilisée en pré et post-opératoire pour réduire les œdèmes et la douleur. Associée à d’autres méthodes de soins post-opératoires, la photobiomodulation par LED peut se révéler efficace, notamment en complément des méthodes traditionnelles.

Combien de temps dure l’œdème après une liposuccion ?

C’est la première question que se posent les patients : combien de temps faut-il pour dégonfler ? L’œdème post-opératoire suit une évolution assez prévisible. Le gonflement atteint généralement son maximum entre le 3ᵉ et le 10ᵉ jour suivant l’intervention, puis se résorbe progressivement. La majeure partie de l’œdème disparaît au cours du premier mois, mais un gonflement résiduel, plus discret, peut persister plusieurs semaines à quelques mois selon le nombre de zones traitées et le volume de graisse retiré. C’est pour cette raison que le résultat définitif d’une liposuccion s’apprécie en moyenne entre le 3ᵉ et le 6ᵉ mois, une fois l’œdème complètement résorbé et la peau parfaitement redrapée.

Cette durée varie d’un patient à l’autre. Les zones où la peau est plus fine ou les tissus plus mobiles — le pubis, après une liposuccion du mont de Vénus, les chevilles, l’intérieur des cuisses ou le ventre après une liposuccion abdominale — peuvent rester gonflées un peu plus longtemps. Le respect scrupuleux des soins post-opératoires (contention, drainage, froid) reste le levier le plus efficace pour raccourcir cette durée et retrouver plus vite la silhouette redessinée.

Médicament anti-œdème post-opératoire : que prescrit le chirurgien ?

Il n’existe pas de médicament « miracle » qui ferait disparaître un œdème en quelques heures : la résorption reste avant tout un processus naturel, accompagné par les soins. Plusieurs traitements peuvent néanmoins être prescrits pour en accélérer la résorption et soulager la gêne. Tous relèvent d’une prescription médicale : l’automédication est à proscrire après une chirurgie.

Parmi les médicaments les plus utilisés pour limiter l’inflammation et le gonflement post-opératoires figurent les enzymes protéolytiques comme la bromélaïne (l’Extranase en est la forme la plus connue), un extrait d’ananas dont l’action anti-œdémateuse et anti-inflammatoire est documentée en chirurgie. Le chirurgien peut également prescrire des anti-inflammatoires classiques et des antalgiques, comme évoqué plus haut. Du côté des approches complémentaires, certains patients ont recours à l’homéopathie (Arnica montana, Apis mellifica) ou à des veinotoniques favorisant le retour lymphatique ; ces options, sans se substituer aux soins essentiels, sont généralement bien tolérées. Quel que soit le traitement envisagé, c’est votre chirurgien qui détermine la molécule, la dose et la durée adaptées à votre profil et au type d’intervention.

Œdème persistant, zones dures : quand faut-il s’inquiéter ?

Dans la grande majorité des cas, l’œdème après une liposuccion est parfaitement normal et finit par disparaître. Il est fréquent, durant les premières semaines, de percevoir des zones plus fermes ou indurées sous la peau : ces « zones dures » correspondent le plus souvent à de l’œdème organisé et à un début de fibrose des tissus. Elles s’assouplissent généralement d’elles-mêmes au fil des semaines, et le drainage lymphatique comme le palper-rouler aident à les résorber.

Certains signes doivent en revanche conduire à recontacter rapidement votre chirurgien : un œdème qui s’aggrave au lieu de diminuer après la première semaine, une douleur croissante, une rougeur ou une chaleur localisée, de la fièvre, ou une asymétrie marquée entre deux zones traitées. Un œdème qui persiste de façon importante au-delà de plusieurs mois mérite également un avis. Ces situations restent rares, mais un suivi post-opératoire régulier reste la meilleure garantie d’une récupération sereine et d’un résultat à la hauteur de vos attentes.

Questions fréquentes

Combien de temps dure l’œdème après une liposuccion ?+

Le gonflement atteint son maximum entre le 3ᵉ et le 10ᵉ jour, puis se résorbe progressivement. La majeure partie de l’œdème disparaît au cours du premier mois ; un gonflement résiduel plus discret peut persister plusieurs semaines à quelques mois. Le résultat définitif s’apprécie en moyenne entre le 3ᵉ et le 6ᵉ mois, selon le nombre de zones traitées et le volume de graisse retiré.

Quel médicament prendre contre un œdème post-opératoire ?+

Aucun médicament ne fait disparaître un œdème instantanément. Le chirurgien peut toutefois prescrire des anti-inflammatoires, des antalgiques et parfois une enzyme protéolytique comme la bromélaïne (Extranase) pour accélérer la résorption. Certains patients recourent en complément à l’homéopathie (Arnica montana, Apis mellifica). Tous ces traitements relèvent d’une prescription médicale : l’automédication est à proscrire après une chirurgie.

Comment accélérer la résorption de l’œdème après une liposuccion ?+

Les leviers les plus efficaces sont le port assidu du vêtement de contention, le drainage lymphatique manuel (4 à 10 séances), l’application de froid les premiers jours, l’endermologie (LPG) et une bonne hydratation. Ces soins agissent en synergie : c’est leur association, dès les premiers jours, qui raccourcit le plus la durée du gonflement.

Quand commencer le drainage lymphatique après une liposuccion ?+

Le drainage lymphatique est généralement recommandé à partir du troisième jour suivant l’intervention, en fonction de l’intensité de la douleur, à raison d’environ deux séances par semaine durant les premières semaines. Si la douleur reste vive, il est préférable d’attendre un peu et de suivre les indications de votre chirurgien.

Les zones dures après une liposuccion sont-elles normales ?+

Oui. Durant les premières semaines, il est fréquent de percevoir des zones plus fermes ou indurées sous la peau : elles correspondent à de l’œdème organisé et à un début de fibrose. Elles s’assouplissent le plus souvent d’elles-mêmes au fil des semaines, et le drainage lymphatique comme le palper-rouler aident à les résorber.

Quand faut-il s’inquiéter d’un œdème après une liposuccion ?+

Il faut recontacter rapidement votre chirurgien si l’œdème s’aggrave au lieu de diminuer après la première semaine, en cas de douleur croissante, de rougeur ou de chaleur localisée, de fièvre, ou d’une asymétrie marquée entre deux zones traitées. Un œdème qui persiste fortement au-delà de plusieurs mois mérite également un avis. Ces situations restent rares, mais un suivi régulier en est la meilleure garantie.

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