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Prise en charge d'une intervention d'augmentation mammaire

Augmentation mammaire : tarifs, prise en charge et coût global

19 février 2024 Dr Vincent Hunsinger, chirurgien esthétique

L’augmentation mammaire est l’une des interventions de chirurgie esthétique les plus pratiquées aujourd’hui derrière la liposuccion. Si elle répond bien souvent à une volonté purement esthétique, elle peut également être sollicitée à des fins thérapeutiques ou réparatrices pour corriger différentes anomalies des seins ou pour reconstruire la poitrine à la suite d’une mastectomie. Quel est le prix d’une plastie mammaire d’augmentation ? Dans quels cas ouvre-t-elle droit à une prise en charge par la Sécurité Sociale ? Quelle est la démarche pour en bénéficier ? Voici ce qu’il faut savoir sur le coût d’une augmentation du volume de la poitrine avant de choisir de recourir à cette opération de chirurgie plastique.

En quoi consiste l’augmentation mammaire ?

L’augmentation mammaire ou plastie mammaire d’augmentation est une intervention de chirurgie esthétique visant à augmenter le volume des seins lorsque la poitrine est perçue comme insuffisamment ou pas du tout développée par la patiente (hypoplasie mammaire voire agénésie mammaire). Elle vient donc bien souvent mettre fin à un complexe pour des femmes qui souhaitent obtenir une poitrine plus galbée et plus dans les “standards” esthétiques actuels. Elle peut également intervenir pour corriger une asymétrie mammaire afin de rétablir des proportions homogènes.

Coût global d'une intervention d'augmentation mammaire

Les objectifs de la plastie mammaire d’augmentation

La plastie mammaire d’augmentation peut être réalisée à des fins différentes à savoir :

  • avec une visée esthétique c’est-à-dire pour améliorer la forme et le volume de la poitrine. Dans certains cas, il peut également s’agir de remonter des seins “vidés” ou tombants (ptose mammaire) suite à une fonte de la glande mammaire notamment après une grossesse, un allaitement ou un amincissement ;
  • à visée reconstructrice à la suite d’un accident ou d’une maladie, le plus souvent après un cancer du sein ayant nécessité une mastectomie ou encore pour remédier à une anomalie congénitale comme notamment le syndrome de Poland provoquant une agénésie mammaire.

Quelles sont les techniques utilisées pour augmenter le volume de la poitrine ?

L’intervention d’augmentation mammaire se déroule le plus souvent selon 2 techniques différentes qui peuvent même parfois être utilisées de concert (on parle alors d’augmentation mammaire composite) :

  • l’augmentation mammaire par pose d’implants : des prothèses en gel de silicone (quasi-exclusivement de forme ronde) sont introduites devant le muscle pectoral (position rétroglandulaire) ou derrière le muscle pectoral (position rétromusculaire) pour galber la poitrine et augmenter le volume des seins ;
  • l’augmentation mammaire par lipofilling qui consiste à prélever des amas graisseux excédentaires dans d’autres parties du corps (ventre, hanches, fesses, bras, genoux, etc.) à l’aide de micro-canules de précision pour la réinjecter au niveau des seins après avoir subi un processus de centrifugation. On parle alors de transfert de graisse autologue qui permet de gagner une à 2 tailles de bonnet. Le lipofilling mammaire peut être utilisé en complément de la pose de prothèses avec une couche de graisse entourant les implants pour parvenir à un résultat plus naturel et homogène, notamment au toucher.

À noter qu’une partie de la graisse réinjectée lors d’un lipofilling est naturellement résorbée par l’organisme dans les mois qui suivent l’intervention : les études cliniques internationales situent le taux de survie de la graisse transférée autour de 50 à 70 %. Cette résorption explique pourquoi une seconde séance est parfois nécessaire pour stabiliser le volume souhaité, ce qui peut influer sur le coût global de l’augmentation par lipofilling.

Quel est le prix d’une augmentation mammaire ?

Le prix d’une augmentation mammaire varie principalement selon la technique employée. À titre indicatif, voici les tarifs généralement constatés au cabinet du Dr Vincent Hunsinger pour une intervention à visée esthétique :

Technique Prix indicatif (à partir de)
Augmentation mammaire par prothèses à partir de 5 200 €
Augmentation mammaire par lipofilling (sans implant) à partir de 6 000 €
Augmentation mammaire composite (prothèses + graisse) autour de 8 000 €

Ces tarifs comprennent le coût des implants et/ou du transfert de graisse autologue mais aussi les coûts d’hospitalisation ainsi que les honoraires du chirurgien et de l’équipe médicale.

Les facteurs qui influencent le prix

Le coût d’une augmentation du volume des seins n’est jamais un tarif unique : il dépend de plusieurs paramètres que le chirurgien détaille lors de la première consultation. Les principaux facteurs sont :

  • la technique opératoire retenue (prothèses, lipofilling ou composite) et la complexité de l’intervention ;
  • le type et le volume des implants choisis ;
  • le type d’incision pratiquée (cicatrice sous-mammaire ou sous-aréolaire) ;
  • les éventuels dépassements d’honoraires et la renommée de l’établissement sélectionné ;
  • la nécessité éventuelle d’une intervention complémentaire, par exemple un lifting mammaire dans le cadre d’une cure de ptose lorsque les seins sont à la fois peu volumineux et tombants.

Si les chirurgiens peuvent fixer librement leurs honoraires, les tarifs pratiqués restent généralement homogènes : des prix anormalement attractifs peuvent légitimement éveiller la prudence quant à la qualité des implants, de l’établissement ou du suivi. Dans tous les cas de figure, un devis chiffré et détaillé de tous les postes de l’opération doit être remis à la patiente à l’issue de son premier rendez-vous de consultation. Après avoir pris sa décision, la patiente dispose d’un délai légal de réflexion de 15 jours avant l’intervention.

Le prix global d'une pose d'implants mammaires

Les coûts additionnels à anticiper

Au coût de l’opération viennent également s’ajouter des frais annexes, certes moins importants, mais toujours à prendre en compte au moment de décider d’une intervention. Il s’agit notamment :

  • du coût de la consultation préanesthésique ;
  • des frais liés aux pansements, bandages et médicaments utilisés pendant les jours suivant l’intervention ;
  • de l’achat d’un soutien-gorge de contention qui sera à porter pendant plusieurs semaines après l’intervention.

Enfin, il convient d’anticiper la durée d’absence post-opératoire empêchant l’activité professionnelle, estimée à environ une semaine, qui peut donc avoir son importance sur les finances de la patiente. Vous trouverez le détail de cette période de récupération dans notre article dédié aux suites post-opératoires d’une augmentation mammaire.

Il est utile de garder à l’esprit que les implants mammaires ne sont pas des dispositifs définitifs : la Food and Drug Administration (FDA) américaine les classe explicitement comme des « non-lifetime devices », c’est-à-dire des dispositifs à durée de vie limitée. Leur durée de vie moyenne est généralement estimée à 10 à 20 ans, au terme desquels un éventuel changement ou retrait des prothèses peut être envisagé : un coût futur qu’il est préférable d’intégrer à sa réflexion dès le départ.

L’augmentation mammaire en plusieurs fois : financement et paiement échelonné

Une augmentation mammaire à visée esthétique représente un budget qui n’est pas toujours mobilisable en une seule fois. Pour en faciliter le financement, un règlement en plusieurs fois sans frais est parfois proposé par certains chirurgiens ou établissements, directement ou via un organisme partenaire. Les modalités (nombre d’échéances, conditions, éventuels frais) varient d’un praticien à l’autre : il est donc recommandé d’aborder ouvertement la question du paiement échelonné dès la première consultation, en même temps que le devis. Lorsque l’intervention ouvre droit à une prise en charge (voir ci-dessous), une partie des frais peut par ailleurs être remboursée, ce qui réduit d’autant le reste à charge.

L’augmentation mammaire peut-elle ouvrir droit à une prise en charge ?

D’une manière générale, la règle de base est la non-prise en charge par la Sécurité Sociale dès lors que l’intervention n’a qu’une visée purement esthétique et ne se justifie pas du strict point de vue de la santé.

L’intervention d’augmentation mammaire peut en revanche ouvrir droit à une prise en charge partielle dès lors qu’elle répond à au moins l’un des éléments suivants :

  • dans le cas d’une absence de développement de la glande mammaire (atrophie ou agénésie mammaire) ou d’une quasi-absence de développement (hypotrophie mammaire) pouvant alors impacter psychologiquement une patiente dans sa vie quotidienne notamment au niveau du regard des autres. Les seins ne doivent dans ce cas de figure pas remplir le bonnet A pour bénéficier d’une prise en charge ;
  • dans le cas d’une malformation congénitale de la poitrine comme par exemple pour traiter le syndrome de Poland (agénésie du muscle pectoral) ou pour corriger des seins tubéreux (avec une forme tubulaire et une proéminence de l’aréole) ;
  • pour corriger une asymétrie mammaire majeure source de complexe dans la vie de tous les jours ;
  • à la suite d’une ablation partielle ou totale d’un sein consécutive à la présence d’une tumeur mammaire (chirurgie réparatrice). La prise en charge est dans ce cas obtenue au titre d’une affection longue durée (ALD).

Pour bénéficier d’une prise en charge partielle, il convient cependant d’obtenir, avant l’intervention, l’accord préalable de la Caisse primaire d’Assurance Maladie. Le chirurgien doit dans ce cadre adresser à la CPAM une demande d’entente préalable agrémentée d’éléments objectifs justifiant la prise en charge (photographies, dossier médical) afin d’obtenir l’accord avant de procéder à l’opération. Une convocation de la patiente a lieu dans la majorité des cas avec un médecin-conseil de l’Assurance Maladie afin d’évaluer le caractère thérapeutique de l’intervention. La décision est généralement rendue sous 2 semaines.

Prix d'une augmentation mammaire par prothèse

Le montant du remboursement de la Sécurité Sociale et le rôle de la mutuelle

La Sécurité Sociale peut prendre en charge partiellement l’intervention de plastie mammaire d’augmentation à hauteur des tarifs conventionnés pratiqués dans les établissements publics. Les dépassements d’honoraires d’un chirurgien exerçant en clinique privée ainsi que les frais liés à l’anesthésie n’entrent pas, pour leur part, dans le cadre de ce financement.

Ces frais non couverts peuvent cependant être pris en charge par votre mutuelle complémentaire santé, de façon partielle ou totale selon le contrat souscrit. C’est donc le couple Sécurité Sociale + mutuelle qui détermine votre reste à charge réel : il est vivement conseillé d’interroger sa mutuelle en amont, devis en main, pour connaître précisément le montant remboursé. L’Assurance Maladie utilise le plus souvent le code QEMA 004 de la nomenclature (CCAM) correspondant à l’acte de « mammoplastie bilatérale d’augmentation avec pose d’implants prothétiques ». Lorsque l’intervention est reconnue à visée thérapeutique ou reconstructrice, un arrêt de travail peut enfin également être prescrit à la patiente.

Quelle que soit votre situation, la meilleure manière d’obtenir un chiffrage fiable et de savoir si votre cas peut ouvrir droit à une prise en charge reste la consultation avec le Dr Vincent Hunsinger, à l’issue de laquelle un devis détaillé et personnalisé vous sera remis.

Questions fréquentes

Quel est le prix d’une augmentation mammaire ?+

À titre indicatif, une augmentation mammaire à visée esthétique débute autour de 5 200 € par pose de prothèses, atteint généralement 6 000 € par lipofilling et avoisine 8 000 € pour une technique composite associant implants et graisse. Ces montants incluent les implants ou le transfert de graisse, l’hospitalisation et les honoraires de l’équipe médicale. Seul un devis détaillé, remis à l’issue de la consultation, fixe le prix exact selon votre situation.

L’augmentation mammaire est-elle remboursée par la Sécurité Sociale ?+

Non lorsqu’elle est purement esthétique. Une prise en charge partielle est en revanche possible dans des cas précis : agénésie ou hypotrophie mammaire (seins ne remplissant pas le bonnet A), malformation congénitale comme le syndrome de Poland ou les seins tubéreux, asymétrie mammaire majeure, ou reconstruction après l’ablation d’un sein (au titre d’une affection longue durée). Un accord préalable de la CPAM est alors indispensable avant l’intervention.

Comment obtenir la prise en charge d’une augmentation mammaire ?+

Le chirurgien adresse à votre Caisse primaire d’Assurance Maladie une demande d’entente préalable accompagnée d’éléments objectifs (photographies, dossier médical) justifiant le caractère thérapeutique de l’intervention. Une convocation par un médecin-conseil a lieu dans la plupart des cas, et la décision est généralement rendue sous deux semaines. L’accord doit impérativement être obtenu avant l’opération.

Peut-on payer une augmentation mammaire en plusieurs fois ?+

Oui, un règlement échelonné, parfois sans frais, est proposé par certains chirurgiens ou établissements, directement ou via un organisme partenaire. Les modalités varient selon le praticien : il est conseillé d’aborder la question du financement dès la première consultation, en même temps que le devis. Si l’intervention ouvre droit à une prise en charge, une partie des frais peut en outre être remboursée.

Qu’est-ce que la mutuelle peut prendre en charge ?+

Lorsque l’intervention est reconnue par l’Assurance Maladie, la Sécurité Sociale rembourse à hauteur des tarifs conventionnés. Les dépassements d’honoraires et les frais d’anesthésie, qui en sont exclus, peuvent être pris en charge — partiellement ou totalement — par votre mutuelle complémentaire santé, selon votre contrat. Interroger sa mutuelle, devis en main, permet de connaître précisément son reste à charge.

Combien de temps durent des implants mammaires ?+

Les implants ne sont pas des dispositifs définitifs : la Food and Drug Administration (FDA) américaine les classe parmi les « non-lifetime devices ». Leur durée de vie moyenne est généralement estimée à 10 à 20 ans, au terme desquels un changement ou un retrait des prothèses peut être envisagé. Ce coût futur mérite d’être intégré à la réflexion budgétaire dès le départ.

Le lipofilling mammaire dure-t-il dans le temps ?+

Une partie de la graisse réinjectée est naturellement résorbée par l’organisme dans les mois suivant l’intervention. Les études internationales situent le taux de survie de la graisse transférée autour de 50 à 70 %. C’est pourquoi une seconde séance est parfois nécessaire pour stabiliser le volume souhaité, ce qui peut influer sur le coût global de l’augmentation par lipofilling.

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